Avant/après : 40 m2 mis à niveaux

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L'ambiance reste marquée de couleurs et d'objets venus d'Afrique.

Guirao Gregory

C'était une maison insalubre, en ruines pourrait-on même dire, dans le centre de Bordeaux. Alexandre Stiers, de l'agence OYAT Architectes (Alexandre Stiers & Fred Sauger), en a fait un agréable lieu de vie très lumineux, passant de 40 à 60 m2. Visite.

Il y avait peu de chance pour qu'un autre que lui ne remarque et surtout ne veuille s'approprier ce gourbi. Alexandre Stiers, voit au-delà de l'étroitesse du lieu, de la toiture bringuebalante et achète cet "appartement". De l'existant, il n'a presque rien conservé, si ce n'est le principal : les murs et les poutres. En revanche, les contraintes de cet espace trapézoïdal (3 m de large côté jardin et 4 m côté rue) sur 1 étage, l'ont poussé à de créativité. Et c'est ainsi qu'il a édifié un charmant appartement sur 4 niveaux, avec véranda et souplex, grappillant au passage 20 appréciables m2. 

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Le projet de rénovation en bref

Où ? Bordeaux centre.  

Superficie ? 40 m2 avant les travaux, 60 m2 après. 

L'idée ? Optimiser un maximum les espaces pour qu'ils soient agréables à vivre pour un couple. 

Budget ? Serré.  

Redessiner l'espace d'un nouvel appartement

Cet appartement n'a hérité de presque rien de l'ancienne bâtisse, si ce n'est des 2 murs en pierre, des maisons voisines, et des poutres. Ici, Alexandre Stiers a tout transformé. Mais le travail n'était pas simple : "Dans un lieu si petit et étroit, tout est compliqué. Rapidement, tout est saturé et il faut dessiner une circulation ainsi que des espaces confortables", débute l'architecte. 

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Profitant d'une hauteur sous plafond de 3,20 m, l'architecte a créé différents niveaux dans cette demeure. Une mezzanine pour commencer et un souplex, juste au-dessous. L'architecte est parvenu à exploiter l'espace en retirant près de 10 m3 de terre, descendant ce nouveau palier en deçà des fondations. Là, ont été créés une salle de bains et, toujours bas, un dressing.  

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Rendre lumineux le petit appartement

Il fallait par ailleurs, apporter de lumière au lieu. L'architecte a fait construire une verrière donnant sur le jardin. Sur la partie haute un double vitrage renforcé contre les rayons du soleil a été utilisé. Sur le côté, un vitrage sablé a remplacé le parpaing initial. Il laisse ainsi passer la lumière (plein sud) et fait barrage aux indiscrétions du voisinage. Cette grande verrière favorise un éclairage naturel dans toute la maison. C'est d'ailleurs là qu'il a logé la petite cuisine en L. 

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Totalement décloisonné, l'espace bénéficie tantôt des ouvertures des fenêtres sur rue, tantôt de celles côté jardin.  

Mais seule la mezzanine profite de cette double exposition. Cependant, à tout moment de la journée, la maison reste lumineuse.  

Pour ce qui est de l'éclairage artificiel, des appliques au mur participent, le soir, à l'impression de grandeur de la pièce à vivre, sans nuire au charme de cet espace. En bas, des spots sont encastrés dans un faux plafond.  

Une rénovation saine et responsable

La rénovation a été pensée la saine possible. Peu de placo, le pro a privilégié des matériaux naturels ! il a choisi de garder la pierre apparente des murs mitoyens et de les passer à la chaux.  

Les poutres en bois ont été sablées. Si l'ensemble du plancher a été changé, Alexandre Stiers a privilégié un parquet en pin massif. A partir de ce même bois, l'architecte a réalisé les portes de ses rangements et les marches de ses escaliers.  

D'une façon générale, le bois réchauffe l'atmosphère de ce lieu minéral. Il apporte à son tour l'aspect rustique et naturel que cherchait le couple.  

Enfin, pour ce qui est du chauffage, l'archi a préféré un poêle à pellets : "Cet équipement se révèle hyper performant, écologique et très économique", ajoute-t-il. 

Une déco récup maîtrisée

"La déco a été soit chinée, soit créée de toute pièce. Notre intérieur est vivant. Il a une histoire, il n'est pas parfait, il nous ressemble", précise Alexandre Stiers. Le canapé, la table basse, le fauteuil et quelques chaises ont étés trouvés dans la rue, puis rafistolés. Le meuble bibliothèque et la table de repas ont étés fabriqués de leurs propres mains. 

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Même chose à l'extérieur : "Nous avons légèrement abaissé le muret pour adoucir la séparation et laisser pousser la végétation. La terrasse devait rester dans son jus, pour conserver une empreinte de l'existant, tout en intégrant cette nouvelle façade dans son environnement", conclut-il. 

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